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La philosophie qui sous tend notre action


Aider les gens qui habitent dans des pays moins privilégiés que la France, on peut le faire de plusieurs façons :" On peut arriver et dire « C'est nous ! On va s'occuper de vous, vous allez voir. On sait ce dont vous avez besoin.»" On peut aussi déclarer : « Nous voilà ! nous avons acquis une bonne expérience ; nous allons voir avec vous ce qu'on peut faire ensemble. » " On peut aussi écouter d'abord et entendre : « Hé! J'aimerais tant cultiver ma terre, mais j'ai besoin d'une paire de buffles ! tu peux m'aider? »

L'association « Ensemble pour Sre Ambel » s'inscrit dans cette dernière démarche. Nous ne voulons pas imposer une façon de voir, ni donner de leçon d'agriculture : c'est bien loin de nos compétences ! Nous souhaitons apporter une aide ponctuelle à des gens qui l'ont sollicitée. On sait bien aujourd'hui que sans une demande forte et précise pour un programme de développement, celui ci est voué à l'échec. Combien de millions de dollars se sont déversés en vain au Cambodge depuis 12 ans? Des hôpitaux, construits, n'ont jamais ouvert ; des professeurs, formés, n'ont jamais enseigné ; des outils, offerts, se sont trouvés revendus au marché le lendemain, etc. car le projet, certes généreux, des donateurs n'était pas en adéquation avec les besoins, et parfois avec les coutumes, des populations.

On sait aussi que toute aide à autrui peut induire des effets pervers (les développements récents de la politique internationale l'illustrent chaque jour) : les gens trop assistés (où qu'ils soient) perdent l'énergie nécessaire pour s'en sortir seuls ; certains programmes d'aide aux plantations (le café au Vietnam et dans le nord du Cambodge, par exemple) font baisser les cours et obligent les paysans, in fine, à arracher leurs caféiers&. C'est ainsi que l'aide internationale des années 80, focalisée sur les camps de réfugiés de la frontière cambodgienne, a indirectement incité les populations de l'intérieur du Cambodge à quitter leur propre terre pour profiter du confort relatif des camps, au lieu de les pousser à reconstruire leur pays& C'est pourquoi nous souhaitons que notre aide permette à des Projets, voulus par nos amis cambodgiens, de voir le jour.

Notre action ne sera certainement pas parfaite, elle sera modeste, mais elle sera toujours « à l'écoute », car nous sommes sur place. Tout expatrié, qui vit dans ce genre de pays, a ses « Suvres » personnelles, pour peu qu'il ait un peu d'humanité ! L'un engage comme gardien un étudiant misérable de province, pour lui assurer au moins le gîte et le couvert ; l'autre finance l'opération chirurgicale d'un voisin ; un autre offre des cahiers à une école locale, etc. On le fait et on n'en parle pas, car cela paraît à tout le monde tellement naturel. Certains continuent, une fois rentrés en France.« Ensemble pour Sre Ambel », c'est" une équipe minuscule au Cambodge, -expatrié français et jeunes Cambodgiens motivés-" une aile française, d'une formidable énergie et d'une incroyable efficacité.C'est la complémentarité de nos deux antennes qui nous rend forts.

Les deux premières familles que nous avons aidées vivaient plus que misérablement de la mendicité. Les connaissant bien, nous savions qu'elles n'avaient pas vocation à être SDF, n'avaient aucun désordre psychologique. Il leur manquait juste la somme nécessaire pour acheter des animaux, une cabane et se réinstaller dans leur village d'origine dont l'histoire malheureuse du pays les avait chassés.Après deux ans, disons le, c'est une réussite grâce évidemment aux dons envoyés mais aussi parce que le terreau humain était éminemment favorable et enfin parce que nous étions persuadés de répondre à une demande. La même démarche engagée, à une autre échelle, par le gouvernement cambodgien auprès des soldats démobilisés a échoué avec certaines familles qui ont préféré dilapider l'aide octroyée ou bien l'utiliser à d'autres fins.

Certes, notre action sera minuscule, en regard des besoins de tout un pays. Mais nous agirons un peu dans le même esprit que les Cambodgiens vivant en France, qui aident leur village d'origine en offrant des médicaments ou en construisant des écoles.
Aide minuscule mais, nous en sommes certains, utile. Chaque euro donné, c'est un peu d'école et d'éducation en plus.

Nous voulons faire nôtre cette petite phrase dite un jour par Mère Theresa (1910-1998) : « Nous savons bien que ce que nous faisons n'est qu'une goutte dans l'océan. Mais si cette goutte n'était pas dans l'océan, elle manquerait. »Nous ajouterons : « Mieux vaut une goutte d'eau tombant sur une oasis, qu'un arrosoir entier déversé dans le sable. »

 

Ensemble pour Sre Ambel